|
En Anglais
Par Malcolm Morrison
La Presse Canadienne
Jeudi, 25 Novembre 2004
TORONTO (PC) - C'est année encore, les investisseurs devront se battre pour obtenir un rendement sur leurs placements approchant les 7 ou 8 pour cent. Les bourses sont incertaines et en raison de la faiblesse des taux d'intérêt, les titres à revenus fixes ne sont pas tellement intéressants.
Ainsi, les certificats de placement garantis n'offrent qu'un maigre rendement de 1,65 pour cent pour un an et de 3,15 pour cent pour cinq ans.
"C'est à peu près la moitié de ce que vous auriez obtenu en 2000, quand les taux étaient de 5,3 ou 5,5 pour cent", souligne Adrian Mastracci, de la firme KCM Wealth Management à Vancouver.
Dans ce contexte, tous les moyens permettant d'améliorer la performance d'un portefeuille sont à considérer et les obligations de pacotille ne font pas exception.
Leur nom fait peur. On s'imagine qu'elles ne sont émises que par des sociétés au bord de la faillite, prêtes à verser des intérêts astronomiques pour remplir leurs coffres une dernière fois.
Les investisseurs qui ont le coeur bien accroché achètent parfois de tels titres. Mais généralement, les titres à haut risque - aussi appelés obligations pourries-sont le fait d'entreprises qui éprouvent des difficultés passagères et doivent payer plus cher pour convaincre les investisseurs de leur prêter de l'argent.
"On parle de titres dont la cote est BBB ou mois, dit Brian Acker. On les retrouve sur le marché quand les gens sont inquiets au sujet d'une compagnie."
C'est arrivé récemment au géant Bombardier, dont la dette a été décotée par la firme Moody's en raison des difficultés persistantes de sa division Aéronautique. Mais la multinationale québécoise n'est pas seule dans sa catégorie.
En décembre dernier, le manufacturier automobile Ford a dû émettre des obligations à 9 pour cent pour trois ans parce que les marchés craignaient qu'il fasse faillite. "Depuis, le public s'est calmé mais les titres demeurent et ils sont populaires", souligne M. Acker.
La Compagnie de la Baie d'Hudson a aussi émis l'an dernier des obligations à 9 pour cent pour trois ans.
Le gestionnaire rappelle toutefois que les titres de pacotille n'offre aucune garantie et doivent être considérés comme risqués ou spéculatifs. Il ne faut pas placer plus de cinq ou dix pour cent d'un portefeuille dans des obligations de cette nature, insiste-t-il.
Il peut être utile de faire appel à un expert pour identifier les bons titres et pour les acquérir. Les bons placements sont rares et s'envolent souvent très rapidement. "Il faut avoir un conseiller financier, quelqu'un qui suit ces choses, renchérit M. Mastracci. Et il faut être patient."
Il ne faut pas compter sur votre gestionnaire de caisse de retraite ou de fonds d'investissement pour saisir ces occasions. Les règles de leur organisation leur interdisent souvent d'acheter des titres qui sont mal cotés.
|